Avoir peur d'accoucher, c'est normal !

Depuis que j’ai ouvert le blog, je n’ai pas beaucoup parlé d’accouchement, sûrement un peu par pudeur.
Pourtant je fais partie de celles qui gardent un excellent souvenir de ces journées (ou plutôt nuits dans mon cas) si particulières. Mes accouchements se sont passés sans accros, il n’y a pas eu de complications, je me suis laissée porter par les évènements et j’ai connu deux accouchements totalement différents.

Pour vous la faire courte, lors la naissance de mon gravier, j’ai perdu les eaux en fin d’après-midi et le lendemain n’ayant toujours pas de contractions j’ai dû être déclenchée. On m’a administré la péridurale et 24 h tout pile après la perte des eaux, nous étions les heureux parents d’un magnifique petit garçon.
Pour ma pépite, mon accouchement se profilait de la même façon. Perte des eaux en pleine nuit, attente dans une maternité bondée jusqu’au lendemain après-midi, j’imaginais déjà un copié collé de mon premier accouchement. Les contractions sont finalement arrivées naturellement et ma pépite a décidé de sortir si vite que cette fois-ci je n’ai pas pu profiter de la péridurale. Un accouchement naturel qui reste un moment magique gravé dans mon esprit.



Mes accouchements se sont donc globalement bien passés. J’ai eu deux beaux enfants bien dodus et en bonne santé, et moi-même je me suis plutôt bien remise de tout ça.

Mais avant cela, pendant mes deux grossesses, il faut que vous sachiez que j’étais morte de trouille.
Et je me suis faite une raison, c’est NORMAL d’avoir peur d’accoucher, qu’on soit nullipare ou pas. 

Mais d'où venait ma peur ?

Pour ma part, c’est l’inconnu qui me faisait peur. 
Vous allez me dire, mais pourquoi avoir encore peur après un premier accouchement où tout s’est déroulé à merveille ?
Et bien, comme je viens de le dire ce qui me terrorisait c’était de ne rien pouvoir contrôler.
La douleur, même pour une chochotte comme moi, n’était pas le facteur qui me préoccupait le plus.

Ce qui me donnait vraiment des frissons dans le dos, c’était d’imaginer ce qui pourrait nous arriver à mon bébé et à moi. 
Et puis il y a aussi les récits des copines, qui dépeignent l’accouchement comme une torture interminable, suivi d’une convalescence difficile.
Mais Lau, chaque femme est différente, ainsi que chaque bébé et chaque naissance !!! Alors pas de panique ! Facile à dire...

Ce qui me terrifiait le plus était en fait les pratiques médicales liées à l’accouchement

J’ai toujours souhaité avoir des accouchements les moins médicalisés possibles avec du contact humain et de la bienveillance. Monde des Bisounours, me revoilà !
Si j'en avais eu la possibilité j'aurais accouché en maison de naissance. J’ai été ravie de vivre un accouchement naturel pour ma deuxième grossesse, et durant mes deux grossesses rien ne m’angoissait plus que de penser à l’éventualité d’accoucher par césarienne
Je voulais absolument être actrice de mon accouchement, je ne voulais pas être séparée de mon enfant juste après son arrivée. Pour moi accoucher par césarienne était une hantise. 
J’ai pourtant discuté avec des mamans qui l’avaient très bien vécu, mais rien n’y faisait, plus mon terme se rapprochait, plus j’y pensais et plus je flippais.


Une autre pratique qui m’empêchait de fermer l’œil pendant ma grossesse, c'est l'épisiotomie.
Qu'est-ce que j'ai pu en lire des choses là dessus ! Que l'épisiotomie était une intervention de confort pour les médecins, souvent pratiquée de manière complètement subjective et de façon abusive. Et puis soyons honnête, qui voudrait se faire charcuter de la sorte, et s'assoir sur un coussin gonflable les semaines (mois ?) après son accouchement ?

Enfin les forceps. Rien que le nom me donne des sueurs froides. Ça me fait penser à un nom d'instrument de torture moyenâgeux...

Peut être que j'ai trop lu. Peut être que j'ai trop regardé d'émissions avec des témoignages de mamans qui racontent le mal-être de leur accouchement.

Bref,je le répète, il est NORMAL d'avoir peur ! Se plonger dans l'inconnu n'est jamais facile, et envisager tout ce qui pourrait arriver ce jour là est relativement angoissant.

Une fois sur le fait accompli, je pense qu'on oublie très vite ce qui nous terrorise. On ne pense qu'à une chose, sortir notre bébé et qu'il soit en bonne santé. 
En revanche, nous avons le droit d'avoir des inquiétudes et il est légitime que nous puissions en parler à nos médecins et que celles-ci soient entendues.

Et vous, avez-vous peur d'accoucher ? Avez-vous réussies à surmonter ces peurs ? Je suis curieuse et attends vos témoignages ! 

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