Le Terrible Two, ça s'arrête quand ?

Non, non, non et NOOON ! Laisse moi tranquille maman ! Voilà ce que j'entends quotidiennement depuis un peu plus d'un an.
Mon gravier est en plein Terrible Two, et ça fait mal à la tête et aux oreilles.

Pour ceux qui ont la chance de ne pas connaître cette expression, le Terrible Two c'est quand du jour au lendemain, le petit ange que vous avez mis au monde se transforme en dragon cracheur de feu. On appelle cela plus communément "la phase d'opposition". 

Chez mon gravier le Terrible Two est arrivé vers 18 mois, et aujourd'hui, à 1 mois de ses 3 ans, il est toujours là comme un Tanguy qu'on voudrait foutre à la porte sans y parvenir.
En soi, ce n'est pas très grave, Papa Cailloux et moi savons que c'est un passage obligé dans le développement de l'enfant. Mais quand même ça devient long!

Alors que faire ? C'est la question que je me pose à chaque fois que mon bambin fait une crise ou me dit non à tour de bras.



État des lieux  

Au départ en me lançant dans la grande aventure de la maternité, je pensais qu'à partir du moment où mon bébé ferait ses nuits je serai plus ou moins tranquille jusqu'à l'adolescence, le reste ce n'est qu' une question d'éducation, hein ? Qu'est-ce que j'ai pu être naïve !
Quand mon gravier a commencé à vouloir s'affirmer en s'opposant à peu près à tout ce qu'on lui demandait, je me suis inquiétée. Est-ce normal ? Lui qui a toujours été si facile à vivre...
Après un rapide coup d’œil sur la toile et quelques coups de fils à des copines en mode "il fait ça
aussi le tien ?" J'ai compris qu'il n'y avait rien d'inquiétant dans ses réactions.
Le plus difficile est en réalité de les gérer au mieux en tant que parents.

Des solutions?

Comment ne pas s'arracher les cheveux (pour papa Cailloux c'est facile, il n'en a pas) quand votre enfant vous contredit toute la journée ? Comment garder une once de patience quand depuis 20 minutes votre bambin refuse de mettre ses chaussures, et se roule par terre?

Après avoir pleuré un bon coup, j'ai commencé à chercher des solutions en m'inspirant de ce que j'avais pu lire sur l'éducation bienveillante: accueillir les émotions de l'enfant, se mettre à son niveau, rester positif.
La fessée et la punition n'étant pas une option pour nous, nous avons mis en place quelques astuces.
 
D'abord, nous essayons d'autonomiser un maximum notre gravier en lui faisant tout faire seul afin qu'il ne se sente pas frustré.  Ce n'est pas tous les jours facile à mettre en pratique car depuis l'arrivée de sa petite sœur, monsieur est en pleine régression, mais on y travaille.
Ensuite, nous ritualisons le plus possible les étapes de la journée comme l'heure du déjeuner, l'histoire et la sieste car cela le rassure.
Enfin, en cas de crise nous tentons autant que possible de communiquer avec lui afin de mieux le comprendre. Ça c'est ce qu'il y a de plus difficile je trouve. Quand en fin de journée, on est fatigué, avoir un enfant qui te hurle dans les oreilles ne te donne pas forcément envie de lui répondre gentiment. Et j'ai eu beau lire partout qu'il fallait proposer un câlin à l'enfant pour lui faire évacuer son stress, à chaque fois que j'ai tenté l’expérience je me suis faite envoyer bouler. 
Quand ça ne marche pas, c'est à dire souvent, nous lui proposons de revenir vers nous pour en discuter quand il sera calmé.

Si je prends un peu de recul sur la situation, je me dis qu'en fait il suffit de s'armer de patience, de BEAUCOUP de patience mais il est vrai que sur le moment on peut se sentir un peu désarmé. Ce qui marche bien avec mon petit gravier est par exemple de désamorcer la crise en passant par le jeu. Quand je vois qu'il commence à s’énerver je l’attrape et lui fais des chatouilles, ainsi il se met à rire et oublie pourquoi il pleurait 3 secondes avant.

Comme moi au début, je pense que la plupart des mamans se remettent en cause lorsque cette phase d'opposition survient. A mon avis, il est important de se déculpabiliser autant que possible face à cela, car peu de parents échappent au Terrible Two. Plus facile à dire qu'à faire, je sais, moi qui la première, suis une maman hyper anxieuse. 
Allez courage Lau, après tout ça ne dure pas toute la vie le Terrible Two!

Si vous aussi avez un petit dragon à la maison, ou si vous avez dépassé ce cap, j'attends vos commentaires et vos conseils avec impatience!



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4 commentaires

  1. Ma 2ème commence son terrible two et c'est justement l'un de mes prochains billets! Tu me devances ;o)
    J'ai déjà expérimenté avec ma première fille, ça peut être chiant parfois, mais ça passe! Une petite astuce supplémentaire peut être de lui proposer un "faux choix" (exemple : tu préfères mettre d'abord le manteau ou d'abord le bonnet?) Résultat, il fait les 2 mais en ayant l'impression d'avoir décidé. Evidemment ça marche pas à chaque fois et pas avec tout, mais des fois ça débloque une situation.
    Et quand ça devient intenable et que ça tourne en crise, j'avais la même méthode que celle que tu décris - lui dire d'aller se calmer dans sa chambre, et revenir quand la crise est finie. Des fois, il n'y a que ça qui marche, pour l'enfant comme pour nous! (en sachant bien qu'on n'a pas toujours le temps!). je crois quand même que la meilleure "clé" c'est le dialogue. D'ailleurs mieux ils savent s'exprimer, mieux ça se passe il me semble.

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    1. Hello Picou !
      Merci pour le tuyau du faux choix ! Et bon courage avec ton terrible Two qui commence ! J'ai hâte de lire ton billet sur le sujet !

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  2. Nos bonhommes ayant le même âge, tu sais que je suis également en plein dedans... Parfois, c'est difficile. Oh oui!!!! Mes solutions : passer au maximum par le jeu pour détendre l'atmosphère et pour faire "oublier" le pourquoi du "NON, je veux pas!!". Exemple : "Tu ne veux pas mettre tes chaussures? Et si on les mettait sur les mains pour une fois? Ou sur le nez? Pouah, non ça sent mauvais!" Hop et ni vu ni connu, le loustic rigole, ça l'amuse de mettre des chaussures sur les mains mais finir par dire "Mais non maman, c'est pas pour les mains, c'est pour les pieds!" et finit par enfiler ses chaussures. Pour le bain, je lâche un peu et je lui permets régulièrement de mettre ses jouets préférés dans la baignoire avec lui. Pour le rangement, si il ne veut pas le faire je lui propose de ranger avec lui (et non à sa place hein ;-) ). Ce qui compte pour moi, c'est qu'il apprenne qu'après avoir jouer à qqch, il faut ranger. En n'en faisant ne serait-ce qu'un peu, j'estime que l'objectif est atteint. Le truc du faux choix, je connais aussi et c'est plutôt efficace, notamment pour l'habillage. Ou tout simplement lui faire choisir ce qu'il veut mettre comme vêtement l'aide à se sentir grand. Et puis, un des meilleurs trucs, y'a pas à dire, c'est la patience... Lui laisser du temps pour faire les choses. Moi qui manque cruellement de patience, franchement parfois c'est hyper compliqué mais à choisir je préfère attendre plutôt que m'énerver, donc...
    Bisous!
    PS : Hier j'ai regardé un Facebook Live des Maternelles et ils recevaient une femme pour parler de l'éducation bienveillante. Elle a donné l'idée de mettre un nez de clown pour faire rigoler l'enfant quand il ne voulait pas faire quelque chose. L'idée m'a plu et je te vois très bien avec toi aussi ;-))

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  3. J'ai un problème avec la réception de mes commentaires je viens à peine d'avoir la notification de celui-ci...
    Je me vois bien avec un nez de clown 😆

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